L’ONG « Notre jeunesse, notre Avenir » a réuni à Labé dans la bibliothèque communale de la ville plusieurs acteurs de la société civile, notamment la sécurité, la justice et le corps enseignant, pour échanger autour du thème suivant : «violence en milieu scolaire, causes, conséquences et mode de prévention».
La bibliothèque communale de Labé réunissant des élèves venus de 12 établissements scolaires, a servi de cadre d’échange autour des violences scolaires. Cette démarche vise à éduquer les jeunes sur les comportements à risque et sur la prévention de la violence dans les écoles.
« Dans ce monde où il y a des inégalités, chacun de nous doit rappeler l’importance de la paix. Nous avons constaté qu’il y a souvent des violences en milieu scolaire. C’est pourquoi, notre ONG a jugé nécessaire d’organiser cette rencontre à Labé pour sensibiliser les élèves à travers leurs encadreurs. Chaque école a fourni quatre participants. Notre objectif, c’est d’amener tous ces acteurs à parler avec ces élèves, les sensibiliser en leur faisant savoir que la paix que nous prônons ne commence pas par les grandes décisions des politiques. Elle commence plutôt par nous-mêmes, dans nos écoles, dans nos foyers, dans les faits et gestes de chacun de nous et de la manière dont nous traitons les autres », explique le président de l’ONG « Notre Jeunesse, Notre Avenir », Alpha Diallo.
Monsieur Diallo a pour souhait que cette rencontre transforment les jeunes élèves en promoteurs de la paix auprès de leur camarade. Monsieur Boubacar BARRY, président du tribunal de première instance de Labé, partage lui aussi la même aspiration. « Nous vous parlons aujourd’hui des violences en milieu scolaire. Cette séance de sensibilisation doit vous permettre, à la sortie d’ici, que vous soyez des ambassadeurs dans vos différentes écoles », il révèle aux jeunes élèves.
Monsieur Barry a tenu à revenir le concept exact de violence en milieu scolaire. Pour lui, beaucoup pensent que les violences ne sont que physiques, alors qu’il y a plusieurs définitions de la violence. Par contre, selon l’OMS, elle est définie comme étant l’utilisation intentionnelle de la force physique, de menace à l’encontre des autres ou soi-même, contre un groupe ou une communauté, qui entraîne ou qui risque fortement d’entraîner un traumatisme, des dommages psychologiques. « A l’école, les violences peuvent s’entretenir entre élèves (injures, bagarre, blessures, meurtre…). Il peut y avoir aussi des violences sur des élèves par des encadreurs ou formateurs (harcèlement, des notes subordonnées à quelques choses, des cas de viols…) », précise-t-il avant d’ajouter, « nous, autorités judiciaires, nous avons un rôle clé dans la promotion de la culture de la paix et de la non-violence en milieu scolaire, même si nos actions sont souvent indirectes ».