Avec le retour au pouvoir du président Denis Sassou Nguesso, qui prêtera serment le 16 avril à Brazzaville pour inaugurer son cinquième mandat consécutif, la société civile énonce une problématique majeure méritant une intervention gouvernementale.
Nina Cynthia Kiyindou Yombo, directrice exécutive de l’Observatoire congolais des droits humains (OCDH), insiste sur l’urgence d’harmoniser le cadre juridique et de mettre en œuvre des actions concrètes pour lutter contre la déforestation et l’exploitation illégale des forêts. De son côté, Christian Mounzeo, de la Rencontre pour la paix et les droits humains (RPDH), bien que reconnaissant les avancées du précédent quinquennat, notamment la révision du code forestier, l’adoption d’un code de transparence dans la gestion des finances publiques et la loi sur le registre des bénéficiaires effectifs, estime que ces réformes doivent désormais être complétées par des textes d’application.
Les organisations plaident également pour l’adoption d’une loi sur l’accès à l’information et d’un cadre de protection des défenseurs des droits humains et des lanceurs d’alerte. Objectif, garantir plus de transparence, de traçabilité et de redevabilité dans l’exploitation forestière, afin que la gestion des ressources naturelles bénéficie réellement aux populations.