Le samedi 5 septembre 2026, le mouvement citoyen et numérique « 30 jours pour le juste prix » a engagé dans la ville de Dakar une manifestation baptisée « la marche des paniers vides ». Une protestation qui a réuni plus de 200 Sénégalais venus contester la cherté de la vie au Sénégal.
Né d’une vague d’indignation en ligne fin août 2026, les premières actions du mouvement « 30 Jours pour le Juste Prix », pour dénoncer la cherté de la vie au Sénégal, se sont concrétisées ce samedi. Intitulée la « marche des paniers vides », cette mobilisation avait pour but d’accentuer la pression sur le gouvernement afin d’obtenir des mesures concrètes.
» la vie est chère ! Au Sénégal aujourd’hui, manger une banane est devenu un luxe, même étudier à l’école c’est devenu un luxe. C’est pas normal ! », s’est confié remonté un des participants au rassemblement.
Selon Momar Assane Diouf, représentant du groupe « 30 Jours pour le Juste Prix », « la problématique du Sénégal, c’est le suivi ». En effet, bien que le pays dispose de lois, d’organismes et de mécanismes permettant à l’Etat d’intervenir lorsque les prix deviennent excessifs pour la population, l’absence de réglementation, mais surtout le manque d’attention et d’application effective de ces dispositifs ne font qu’empirer le quotidien des citoyens. » L‘État se doit de réguler », il affirme, « à travers les avis du Conseil national de la consommation, l’État peut utiliser ces avis-là dans une durée de trois mois renouvelable », explique-t-il.
Cette manifestation intervient dans un contexte difficile pour le Sénégal. La nation traverse une crise budgétaire aiguë liée à une dette publique lourde et à des difficultés de liquidité, mais entrevoit un répit avec un récent accord de principe avec le Fonds Monétaire International (FMI).