Somalie : la capitale a été le théâtre de violents affrontements entre les forces gouvernementales et des groupes proches de l’opposition

Des échanges de tirs ont éclaté mercredi soir dans plusieurs quartiers de Mogadiscio et se sont poursuivis durant une grande partie de la nuit. La crise trouve son origine dans la prolongation d’un an du mandat du président Hassan Sheikh Mohamud, dont le terme officiel a pris fin le 15 mai dernier.

Des informations en provenance de Mogadiscio indiquent que de violents combats ont éclaté dans certains quartiers de la capitale, sur fond de tensions croissantes entre les forces du gouvernement fédéral et les groupes armés proches de l’opposition. Selon des habitants, des armes lourdes et des mortiers ont été utilisés, provoquant un climat de peur parmi la population civile.

Selon des sources de l’opposition, les affrontements ont éclaté après que les forces gouvernementales ont lancé des opérations visant des résidences liées à de hauts responsables de l’opposition, dont l’ancien Premier ministre Hassan Ali Khaire et l’ancien président Sharif Sheikh Ahmed. Les représentants de l’opposition affirment que les forces gouvernementales ont rencontré une forte résistance lors de ces opérations.

La raison derrière cette confrontation presque meurtrière est la prolongation d’un an du mandat du président Hassan Sheikh Mohamud. Une décision que l’opposition juge contraire à la Constitution et avait donc appelé à des manifestations pour dénoncer ce qu’elle considère comme une remise en cause du processus démocratique.

Les autorités affirment avoir lancé une vaste opération de sécurité visant des groupes armés accusés d’avoir mené des attaques au mortier dans certains secteurs de la ville. De leur côté, plusieurs responsables de l’opposition dénoncent une tentative d’intimidation et de répression. L’ancien Premier ministre Hassan Ali Khaire a notamment accusé les forces gouvernementales d’avoir pris pour cible des dirigeants de l’opposition alors qu’ils préparaient des rassemblements qu’il qualifie de pacifiques. Il estime que le pouvoir cherche à empêcher toute contestation publique de la prolongation du mandat présidentiel.

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