Dans un communiqué du département de la Sécurité intérieure, il est informé qu’à compter du 5 janvier 2026, les États-Unis mettront fin au statut de protection temporaire accordé au Soudan du Sud, un privilège qui permettait depuis des années aux ressortissants de ce pays d’Afrique de l’Est de rester légalement sur le sol américain.
« Après avoir consulté ses partenaires au sein des différentes agences, la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a déterminé que la situation au Soudan du Sud ne répondait plus aux exigences légales du TPS », indique le communiqué.
La Sécurité intérieure ajoute que les ressortissants Sud-Soudanais qui utilisent l’application mobile des douanes et de la protection des frontières pour signaler leur départ pourraient recevoir « un billet d’avion gratuit, une prime de départ de 1 000 dollars et des opportunités potentielles d’immigration légale à l’avenir ».
Des représailles voilées
Edmund Yakani, un leader de la société civile sud-soudanaise, déclare que cette décision pourrait être « une démonstration claire que le Soudan du Sud ne coopère plus avec les États-Unis en matière d’expulsion des ressortissants étrangers ». « Le Soudan du Sud n’a pas accepté une deuxième phase d’expulsions vers son territoire par les États-Unis, ce qui a irrité l’administration Trump [et] celle-ci a désormais pris la décision de mettre fin à la protection accordée aux Sud-Soudanais qui ont fui la guerre », a-t-il déclaré.
Au moins huit hommes ont été expulsés des États-Unis vers le Soudan du Sud depuis le début de l’année dans le cadre d’un programme visant à expulser les migrants indésirables vers des pays tiers.
Cette nouvelle politique est un coup dur pour la population du Soudan du Sud, un pays qui reste politiquement instable et qui accueille de nombreux réfugiés cherchant asile à l’étranger.