Le dimanche 15 mars 2026, la présidence guinéenne a annoncé sur sa page Facebook officielle la participation du président guinéen Mamadi Doumbouya, de son homologue libérien Joseph Boakai et du dirigeant sierra-léonais Julius Maada Bio, au « sommet tripartite » afin d’échanger sur le différend frontalier. La Côte d’Ivoire doit également y prendre part « en qualité de pays témoin », selon le communiqué.
La délimitation frontalière entre ces trois nations fait défaut. En effet, en 2025, plusieurs incidents ont éclaté entre les forces de sécurité guinéennes et sierra-léonaises. Tout récemment aussi, avec les autorités libériennes, notamment autour de zones contestées et de l’exploitation de ressources minières. Ces tensions ont suscité des craintes d’escalade et de déstabilisation régionale, poussant les dirigeants à chercher une solution diplomatique.
C’est alors que la CEDEAO, organisation régionale qui joue un rôle central dans la médiation des conflits en Afrique de l’Ouest, a pris l’initiative d’organiser ce sommet. Le président de la Côte d’Ivoire, présent en tant que « facilitateur » et témoin, apportera son expérience en matière de résolution de conflits et de diplomatie sous-régionale. Son rôle sera déterminant pour aider les trois pays à trouver un terrain d’entente et à éviter une escalade militaire.
Les discussions porteront principalement sur la délimitation des frontières, la gestion des ressources naturelles partagées et les mécanismes de coopération sécuritaire. Les trois pays espèrent aboutir à un accord-cadre qui permettra de désamorcer les tensions et de renforcer la confiance mutuelle.