Réunis le 10 avril 2026, à l’occasion d’un atelier de réflexion organisé par l’Association des femmes magistrates du Sénégal (AFMS) en partenariat avec ONU Femmes, les acteurs de la justice ont évalué les avancées et les limites de ce dispositif légal majeur.
Six ans après l’adoption de la loi criminalisant le viol et la pédophilie au Sénégal, les autorités judiciaires dressent un bilan contrasté de son application. La ministre de la Justice Yassine Fall a souligné qu’il s’agit d’une réforme importante dans la protection des femmes et des enfants, mais dont la mise en œuvre reste confrontée à plusieurs obstacles structurels et sociaux.
En effet, bien que l’on note une avancée importante, il se remarque tout de même des freins causés par les lenteurs judiciaires, les résistances sociales et le manque d’accompagnement des victimes.