Dans un communiqué daté du 31 mars 2026, de la part du ministre de l’Information et des Médias Cornelius Mweetwa, le gouvernement Zambien informe adopter des mesures d’urgence face à la crise du carburant dans le pays, engendré par le conflit armé au Moyen-Orient.
Protéger l’économie zambienne est actuellement la principale préoccupation du gouvernement du pays. En effet, selon M. Mweetwa, le pouvoir s’inquiète de la persistance du conflit au Moyen-Orient, qui a complètement perturbé les chaînes d’approvisionnement mondiales en pétrole suite à la fermeture du détroit d’Ormuz. Cette situation a entraîné une hausse des prix internationaux du carburant et une pression à la hausse sur les prix à la pompe au niveau national.
Afin de veiller à sa stabilité économique, l’Etat Zambien a approuvé l’exonération de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), et la suspension des droits d’accise sur les importations d’essence et de diesel pour une période de trois mois à compter du 1er avril, d’après un communiqué. Le 31 mars également, l’autorité de régulation de l’énergie de Zambie a annoncé une révision à la hausse des prix du carburant à la pompe. Dans le cadre de la nouvelle structure tarifaire, le prix de l’essence a augmenté de 2,03 %, tandis que celui du diesel a grimpé de 28,09 %.
Certains analystes ont averti que la pénurie de carburant s’étendait au-delà du pays. « L’insécurité énergétique est énorme. Elle ne touche pas seulement la Zambie, mais environ 75 % des autres pays africains, » explique Johnstone Chikwanda, expert en énergie, qui souligne aussi une crainte concernant la « disponibilité » du carburant.