Burkina-Faso : le pays ouvre une enquête pour « torture et assassinat » de l’influenceur Alino Faso

Le parquet burkinabè a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire sur les circonstances du décès d’Alain Christophe Traoré, alias Alino Faso, survenu le 24 juillet dernier dans une école de gendarmerie à Abidjan, alors qu’il était détenu depuis janvier. Ce cyberactiviste, qui était accusé d’espionnage par les autorités ivoiriennes, aurait mis fin à ses jours par pendaison selon la version officielle. Pour Ouagadougou, cette conclusion est inacceptable.

Le défunt activiste burkinabè de 44 ans Alino Faso, de son vrai nom Alain Christophe Traoré, a été arrêté le 10 janvier dernier et détenu depuis lors à l’école de Gendarmerie d’Abidjan. Il était accusé d’être en « intelligence avec des agents d’un Etat étranger », et donc d’être un espion. Plus tard, il sera retrouvé mort « pendu » en détention le jeudi 24 juillet 2025. Alors que les autorités ivoiriennes vont dans l’hypothèse d’un suicide, le Burkina-Faso parle d’« assassinat crapuleux ».

Le procureur près le tribunal de grande instance de Ouaga 1 ouvre une information judiciaire pour élucider les circonstances de la mort du cyberactiviste. Selon le procureur Blaise Bazié, cette décision judiciaire fait suite à une plainte formulée par la famille du défunt. Le doyen des juges d’instruction a été saisi. Il est chargé d’enquêter sur des faits de « tortures et d’assassinat contre X » et le procureur du Faso parle de « doutes sérieux ». Selon lui, il est possible qu’Alino Faso ait été victime de « tortures et d’assassinat ». Cette version contredit celle du procureur d’Abidjan qui affirme que le jeune homme s’est suicidé par pendaison, après avoir tenté de s’ouvrir les veines, le 24 juillet 2025.

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