Le président de la commission nationale des droits de l’homme (CNDH), James Mouangue Kobila, se dit préoccupée par des actes récurrents qui fragilisent le socle familial en portant atteinte aux droits des femmes et des enfants au Cameroun, et en Afrique.
La famille camerounaise, et d’ailleurs même africaine, a non pas un mais en fait plusieurs dangers qui menacent sa stabilité. Dans une déclaration rendue publique à l’occasion de la journée internationale des familles célébrée le 15 mai dernier, la commission a exprimé ses « vives préoccupations face à la récurrence et à l’extrême gravité des violations des Droits liés au mariage et à la parentalité ainsi que face à l’urgence des réponses qu’elles appellent’’.
Elle relève l’aggravation, la nature, l’intensité et des conséquences des violences intrafamiliales en insistant sur des violences physiques, sexuelles, psychologiques et économiques dont sont victimes les femmes et les enfants. D’après l’institution, la situation devient alarmante en raison de la recrudescence des violences sexuelles commises contre des mineurs, des infanticides, des féminicides et des actes de violence conjugales d’une extrême brutalité.
Mais encore, la commission compte des déplacements forcés des populations, des migrations irrégulières, risquées ou désordonnées vers l’étranger et l’exode rural. Au niveau continental africain, la CNDH rappelle que des centaines de millions d’enfants vivent dans des contextes marqués par des conflits armés, de triste circonstances davantage aggravées dans les situations de migrations forcées ou irrégulières sur le long des routes migratoires.
Pour monsieur Kobila, il est plus que primordial d’user de la Constitution camerounaise, d’où les actions de promotion et de protection des Droits liés au mariage et à la parentalité qu’elle mène à travers des interventions coordonnées.