Gabon : « Où sont les médias « , l’association les ailes de bride s’emballe face à l’inattention de la presse concernant les disparitions d’enfants

Le 12 mai 2026, au quartier Aérodrome dans la commune d’Owendo, le corps sans vie d’une fillette de six ans prénommé Précieuse a été découvert dans une fosse septique située derrière son domicile. Pour l’association les Ailes de Brides, il y a comme une sensation amère de déjà vu. 
C’est une malheureuse reprise de la tragédie du jeune garçon de 13 ans, Ngueba Loko Pascal Cameron, retrouvé sans vie dans une fosse septique dans le quartier de Nzeng-Ayong le 22 décembre 2025. Cette fois-ci, le crime concerne une petite fille de seulement 6 ans appelé Précieuse, disparue et également retrouvé inerte dans une fosse septique non loin de son habitat familial. Un scénario similaire, pour des victimes différents.
Alors qu’une investigation est en cours avec un suspect interpellé, Mme Bekoure Maïma, fondatrice de l’Association les Ailes de Bride, ne peut se retenir de remarquer une nouvelle fois
le désintérêt crispant des médias gabonais et des figures d’influence sur les réseaux sociaux en ce qui concerne les cas de meurtre et de disparition d’enfants ; des sujets généralement traité comme de simple faits-divers ou des tendances en ligne, plutôt que d’en révéler un poids social plus qu’alarmant.
« Où sont les médias ? Où sont les influenceurs ? Où est cette indignation nationale qu’on affiche si facilement sur les réseaux ? », questionne Mme Bekoure Maïma sur la page Facebook officielle de l’organisation.  » Elle s’appelait Précieuse, une petite fille, un enfant. Pas un débat, pas un buzz, pas un simple fait divers, elle ne connaissait même pas les réseaux sociaux », elle ajoute.
Afin d’offrir son support, l’association les Ailes de Brides a tenue à rencontrer la mère de la défunte ce jeudi 14 mai.  » Aucune famille ne devrait traverser une telle douleur seule, aucun enfant ne devrait finir dans le silence et l’oubli », déclare Maïma, espérant une attention bienveillante de la première dame du Gabon, Zita Oligui Nguema, sur cette affaire.
Jusqu’à lors, les circonstances du décès de la gamine restent inconnues.

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