La politique africaine de Donald Trump, selon Amzath Abdoulaye

Investi 47e président des États-Unis d’Amérique le 20 janvier 2025, le retour exceptionnel de Donald J. Trump dans le bureau ovale de la Maison-Blanche engendre d’innombrables interrogations visant ses prochaines actions politiques à la tête de la nation américaine. Bien qu’il ait été transparent sur ses ambitions concernant son pays, et concernant des états voisins, le politique républicain demeure coi s’agissant du continent africain – terre d’où les enjeux se font de plus en plus intenses. Pourtant, au regard du consultant politique et géopolitique Amzath ABDOULAYE, le président réélu pourrait   » envisager plusieurs pistes « . 

En quatre années d’absence de Donald TRUMP au pouvoir, l’univers politique a subi pas mal de changement ; entre des alliances qui se sont formés, des hostilités qui ont éclatés et des enjeux multipliés, le 47e président des Etats-Unis devra trouver sa voie dans cet environnement presque cafouilleux pour mener à bien son parcours présidentiel jusqu’à la bonne réalisation de ses priorités clé. Car bien sûr, jusqu’à lors le chef d’Etat américain se montre plus ambitieux à accomplir des taches d’ordre national touchant à la société, la sécurité et l’économie de son pays, ne prêtant point d’importance aux avis extérieurs et aux relations qui doivent s’y jouer.

Les 7 priorités majeurs de Donald TRUMP

En effet, comme nous l’apprend monsieur ABDOULAYE, les priorités de Donald TRUMP tournent autours de sept points majeurs : le premier étant l’immigration, une problématique obsessionnel qui le démange depuis son premier mandat, et auquel il compte bien y mettre un point final à son second.  » Il veut désormais inscrire dans son agenda une politique stricte d’expulsion et de renforcement des frontières américaines « , nous spécifie le consultant.

Avec cela s’ajoute l’économie, dans laquelle il compte mettre l’accent sur le protectionnisme, la dérégulation massive et surtout la délocalisation des industries dans l’optique de « sécuriser et de garantir l’emploi des américains« . Vient ensuite la sécurité nationale avec le renforcement de l’armée, une posture que monsieur Abdoulaye désigne d’ailleurs de  » véritablement agressive  » sur le plan nationale et internationale en matière de sécurité.

Concernant le coté judiciaire,  » Donald TRUMP annonce de considérable réforme judiciaire conservatrice, afin de protéger son électorat clé « , il argumente.

Quelle pourrait être la politique africaine de Donald TRUMP ? 

Même si cette option reste encore en suspens, l’on ne peut totalement écarter l’idée que l’administration du politique républicain, Donald TRUMP, puisse probablement sceller une nouvelle phase dans sa relation bilatérale avec l’Afrique. En effet, si cette étape doit se faire à l’avenir, ce sera pour de nombreuses raisons.

    Pour commencer, très habité par une volonté immense de redorer l’économie américaine, Donald TRUMP pourrait tenter une entente dans ce sens avec les nations africaines «  riches en ressources naturelles « .  «  L’exploitation des ressources naturelles, aujourd’hui, est assez fondamentale pour la croissance de cette industrie américaine qu’il veut promouvoir« , explique monsieur ABDOULAYE. Le 47e président des Etats-Unis pourrait en effet renforcer des partenariats avec des pays du continent tels que l’Afrique du Sud, le Nigeria et encore même la RDC.

     Cette collaboration pourrait tout aussi se faire de manière plus subtile avec le plausible relancement de l’initiative datant de l’année 2019, Prosper Africa – un effort du gouvernement américain afin de connecter les entreprises nationales et celles en Afrique avec de nouveaux acheteurs, fournisseurs et offrir des opportunités d’investissement.  » Ce genre d’initiative pourrait être réactivé, notamment pour concurrencer la Chine qui domine largement le continent, 4 ans après le premier mandat de Donald TRUMP « , partage-t-il avec certitude avant d’ajouter, » Ça va être le nœud central de cette guerre par procuration que se livreront ces deux géants sur le continent africain au nom de leur intérêts personnels  « ,

 » Je pense qu’également que son administration pourrait privilégier les accords bilatéraux favorables aux entreprises américaines, en particuliers dans les secteurs miniers, technologiques et énergétiques « 

Compétition géopolitique contre la Chine et la Russie

Le président russe Vladimir Poutine et son homologue chinois Xi Jinping. (Source : Asia Nikkei)

Donald Trump pourrait également, en matière de sa relation avec l’Afrique, renforcer la lutte contre l’influence chinoise et russe dans la mesure où son objectif pourrait intensifier la compétition géopolitique avec la Chine et la Russie, et ceci en mettant en avant un discours de souveraineté économique et de rejet de diplomatie de la dette chinoise.  » Ça pourrait se traduire à travers des pressions sur les états africains, afin de limiter leur partenariat avec Pékin et Moscou  » dit monsieur ABDOULAYE avant d’adjoindre,  » Donald Trump en est complètement capable « .

Ce jeu d’influence peut s’appliquer dans le domaine de la sécurité.«  Les partenariats pour lutter contre le terrorisme notamment en Afrique subsaharienne pourrait être maintenu, mais dans une optique transactionnelle où les états africains seraient invités davantage à financer leur propre défense « . 

                Le MAGA pourrait être la clé de sa politique étrangère

La dernière fois que Donald TRUMP a eu à parler de l’Afrique ce fut en année 2018, quand il traita ouvertement les nations africaines de «  pays de merde « . Or, cette fois-ci la donne pourrait bien changer selon Amzath ABDOULAYE :  » Le MAGA pourrait être la clé de sa politique étrangère, vu qu’il veut surtout mettre un accent sur les accords bilatéraux, qui pourraient être plus avantageux que les accords multilatéraux pour les Etats-Unis « .

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