Du 5 au 6 juin 2025, des Togolais sont descendus dans les rues de plusieurs quartiers de la capitale de Lomé pour dénoncer la mal gouvernance du Togo par le pouvoir en place. Cette manifestation fait suite à l’arrestation du rappeur engagé Amron le 26 mai, après que ce dernier ait critiqué amèrement le gouvernement de son pays.
Cette mobilisation massive devait être un « cadeau » destiné à l’ancien chef d’Etat du Togo et président du Conseil des ministres, Faure Gnassingbé, dont l’anniversaire tombe justement le 6 juin. En effet, au premières heures de cette date, des bruits de casseroles annonçaient la journée pour des manifestations de contestation du régime du politique de 59 ans.
Des citoyens ont pris d’assaut les rues de la capitale Lomé pour disent-ils, protester contre les réformes politiques, dénoncer la vie chère et exiger la libération du rappeur Aamron, détenu depuis fin mai 2025. Cette manifestation à laquelle ont appelé plusieurs activistes, blogueurs, artistes et bien d’autres voix se voulait être une expression de désapprobation de la gouvernance et de dénonciation des diverses formes d’abus et d’atteinte à la liberté d’exprimer les ressentis.
Avertissement du gouvernement togolais
Dans un communiqué à la suite des manifestations, le gouvernement togolais a mis en garde les auteurs de vidéo faisant « l’apologie des crimes et délits contre les personnes et les biens » et relayé par les réseaux sociaux. « Faut-il le rappeler, le fait d’utiliser les technologies de l’information et de la communication ou d’agir en bande organisée en vue de commettre des infractions, constitue, au regard de la législation togolaise, une circonstance aggravante entrant dans la détermination des sanctions applicables aux auteurs et complices desdites infractions« , peut-on y lire.
D’ailleurs, plusieurs journalistes couvrant les événements ont été brièvement interpellés et contraints d’effacer leurs images, selon le média Africa Radio. Ceci illustre la volonté des autorités de limiter toute trace visuelle de la contestation.