Togo :  » Sextape « , le nouveau long-métrage de la société de production JOKER GROUP fait beaucoup parler

Sortie le 14 février de cette année, le nouveau long-métrage de Joker Group titré « Sextape » connaît un accueil élogieux auprès du public togolais. Le fameux long-métrage traite d’un phénomène social hautement problématique, et malheureusement très propagée, dont les jeunes filles et personnes adultes sont généralement prisent pour cibles : le revenge porn ou encore, sextorsion. Des termes qui font référence à une forme de chantage dans laquelle l’auteur menace la victime de publier des photos ou des vidéos intimes la montrant nue ou en train d’accomplir des actes sexuels. Auprès de LE ROUGE, l’acteur comédien et directeur de la société de production responsable de ce travail, Jean Claude Oyali, nous parle de sa récente réalisation cinématographique et s’exprime sur le succès qui l’entoure.

Pour la Saint-Valentin, Joker Group s’est décidé de miser sur la romance et la sensibilisation, un assemblage inhabituel, et plutôt ingénieux, qui a su attirer l’approbation d’un public conquit. Avec un titre clair, provocateur et sans filtre  » Sextape « , la maison de production s’éloigne du genre romantique coutumier que nous connaissons pour nous faire découvrir un film éducatif et dénonciateur, explorant un concept cauchemardesque pour la gente féminine, mais aussi pour les internautes en général, étant donné que le film éveille également cette frayeur commune visant la technologie : l’idée que rien ne s’efface réellement sur Internet.

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Un titre à scandale

L’intitulé brusque du film n’est pas anodin. En effet, la polémique s’étant agrandi autour du titre du long-métrage était voulue par la production qui ne voulait surtout pas se montrer « hypocrite » sur le sujet qu’elle traite. En effet, l’on aurait pu le dénommer différemment, mais au regard du directeur de la société Jean Claude OYALI, « Sextape est un terme qui parle aux jeunes aujourd’hui ».  » … Nous avons remarqué dans notre milieu que de plus en plus de jeunes s’adonnent à cette pratique de prendre des téléphones portables et de filmer leurs débats sexuels. Et contre toute attente, ces vidéos se retrouvent sur les réseaux sociaux et cela crée plutôt un certain malaise … », il nous explique.

 » … quand on dit Sextape, je vous promets que tout le monde essaye d’aller voir de quoi il s’agit « 

Le titre choisi agit donc tel un clickbait, une fausse promesse à un public curieux s’attendant à visualiser un contenu explicite et garantie à une audience d’adulte, alors que le résultat en est en fait tout autre. C’est une tactique de marketing pour laquelle monsieur Oyali ne refoule pas sa fierté :  » Sextape, ç’a beaucoup parlé aux gens, ç’a créé une polémique autour du nom parce que les gens s’imaginent leurs propres films dans la tête, se disent peut-être qu’on va aller assister à des gens qui tout au long du film, une heure trente minutes, sont en train de faire des ébats sexuels « , il s’en amuse. 

Mais si se jouer du public a été aussi facile pour la production, c’est plus particulièrement dû aux divers scandales attachés au terme « Sextape » qui sont dorénavant ancrées dans la pensée de la masse populaire.  » Quand on dit Sextape, en fait, le truc est devenu tellement populaire qu’on a des images qui passent dans la tête de tout le monde. On a Balthazar, on a Genoa Chikangoro, on a Pasteur Zomino, on a beaucoup de personnes qui nous viennent du coup. Et donc, s’il faut qu’on parle à des gens, il faut leur parler dans leur langue« , il argumente.

Ceci est une histoire vraie

Sextape raconte l’histoire de Maéva, une jeune femme à un mois de son mariage, victime du chantage de son ex-compagnon, détenteur de vidéos intimes d’elle. Entre peur, honte et colère, Maéva devra reprendre le contrôle de sa vie et affronter les conséquences d’un amour toxique à l’ère numérique.

Avant d’illustrer un fait social aussi difficile au cinéma il est essentiel de commencer avec une approche pédagogique. Et c’est justement par quoi est passé Joker Group avant de produire cette fiction très révélatrice de la triste réalité de beaucoup de femme togolaises. Monsieur Oyali nous révèle :  » Nous avons quand même rencontré des gens qui se sont confiés, qui avaient le truc sur la poitrine et qui disent effectivement avoir vécu les mêmes situations.  On a eu des témoignages, on a eu des gens, pendant nos campagnes de sensibilisation, qui sont venus vers nous et qui nous ont parlé franchement. C‘est pour dire que c’est une situation des plus embarrassante qui puisse exister, avoir sa vidéo intime et privée en ligne »

Pour Jean Claude Oyali ce genre de sujet a d’ailleurs le mérite d’être inscrit dans les programmes scolaires au lycée, afin que la nouvelle génération, tout sexe confondu, soit déjà converti à ce type danger et prennent connaissance des dégâts qu’il crée. 

 » … C’est aussi un film d’amour … »

L’amour demeure central dans « Sextape », même ce détail est mis à l’ombre par d’autres préoccupations. C’est pour cette raison que son avant-première s’est passé à la date du 14 février 2026, jour même de la Saint-Valentin. Car, bien « au-delà du fait que ce soit un film pédagogique, c’est aussi un film d’amour « . Monsieur Oyali insiste brièvement dessus :  » On y voit deux personnes amoureuses. Et après, il se passe des choses, l’amour finit par triompher « , élucide succinctement notre source. 

 

 

 

 

 

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